jeudi 27 décembre 2018

Quadrille


Réaction d'une lectrice de Saint-Nazaire à la lecture de "Quadrille"  

Je viens de terminer votre livre. J’ai particulièrement apprécié l’étude que vous avez menée sur le comportement sexuel des femmes qui animent ce roman. On peut se demander si cet ouvrage est le fruit de vos expériences personnelles mais je n’aurais pas l’impudence de vous demander la réponse. Toujours est-il que j’ai refermé le bouquin en me disant que le comportement de certaines femmes est parfois bien complexe, incompréhensible voire pervers. 
Vous avez réussi à décrire vos personnages avec légèreté et sensualité. J’ai beaucoup aimé  
En effet, que de plaisirs inassouvis, que de bonheurs annihilés par l’éducation que nous avons reçue dans notre jeunesse où le mariage était la seule issue à la réussite sociale et avoir des enfants l'unique perspective, le sexe prohibé avant que le sacrement du mariage vienne, comme par miracle, effacer le péché originel, l’ambiguïté des relations hommes/femme (au-delà de toutes connotations sexuelles), la déception de certaines femmes qui ont cru que le  prince charmant existe (les homme peut-être aussi) , autant de thèmes d’inspiration qui tentent l’écrivain. 
F.H.

lundi 17 décembre 2018

Souvenir estival


Amélie et Gaël aiment le camping ; le vrai : tente, sacs de couchage, lampe de poche et mini-réchaud à gaz.
Durant une belle nuit de juillet, Amélie est prise d’une crampe. La douleur est atroce. Elle essaie, sans y parvenir, d’étouffer ses hurlements pendant que Gaël lui masse vigoureusement le mollet et les doigts de pied. Ça marche, et tout rentre dans l’ordre.
A petit matin, Gaël, fatigué, ébouriffé, sort le premier de la tente. La femme de la tente voisine sort au même moment et lui dit : “Bravo, jeune homme. Faudra dire à mon mari comment vous faites pour donner de si beaux orgasmes à votre femme.”

lundi 10 décembre 2018

Revue de livre


L’Unité : un Paradigme pour les temps nouveaux
De Geneviève Lebouteux, Éditions Transition.

La première chose qui frappe dans cette étude, c’est le sérieux de la recherche et de la documentation : une rigueur digne d’une thèse de doctorat.
La deuxième : c’est que nous sommes bien loin d’une thèse de doctorat. Le texte n’est pas émaillé de termes psychosociologiques obscurs. Je ne veux pas dire par là que toutes les thèses de doctorat soient indigestes. Certaines se lisent comme des romans d’espionnage. Je pense à Semmelweis de Louis-Ferdinand Céline, mais elles demeurent extrêmement rares. Ici, le style est clair. Le choix des mots est guidé par le respect que tout essayiste doit porter à un public non-spécialiste. Geneviève Lebouteux respecte ses lecteurs. Elle ne les regarde jamais de haut.
Le thème est dans le titre : l’unité. Il ne s’agit pas d’unité à l’intérieur d’un parti politique, mais de ce qui nous unit à tout et à tous. Il y a encore quelques décennies, une étude comme celle-ci aurait pu être qualifiée de purement philosophique, mais les choses ont changé. C’est maintenant la recherche scientifique qui vient au secours de la philosophie. En étudiant les fœtus et leur croissance dans l’utérus, nous savions déjà que l’embryon humain passait par tous les stades de l’évolution, à commencer par des branchies de poisson. Récemment, nous avons appris que nous partageons notre héritage génétique avec absolument tous les aspects du vivant, même un brin d’herbe, même une bactérie. Il s’ensuit que notre regard sur tout ce qui vit doit évoluer en conséquence, surtout celui qui se porte sur d’autres êtres humains.
Comme dans un bon roman policier, je ne vais pas dévoiler comment Geneviève Lebouteux s’y prend pour nous convaincre, ni quelles sont les grandes lignes de son argumentation, même si vous les avez déjà devinées. Je vous laisse le plaisir de la découverte.