vendredi 15 décembre 2017

Réaction...

...d'une lectrice de Nantes à la lecture de Amours, délices et...larmes, Tome II.



Après lecture de vos nouvelles, je viens vous exprimer mon ressenti.
Vous nous livrez une palette d'émotions où se dévoile l'âme, qu’elle soit belle ou cruelle.
Vous m’avez émue dans Je ne vous aimais pas où passe dans cet amour impossible et un désir inassouvi, notre impuissance de ne pouvoir vivre une passion non partagée.
J’ai vu toute l’horreur et la bassesse humaine dans la vie détruite d’Azila.
L’inconscience totale et aveugle avec toute sa noirceur dans Capitaine Le Prince.
La fin si triste dans Alpha Zoulou lorsque vous perdez un être cher en ayant frôlé vous-même la mort de si près.
La chute qui vous surprend dans Un si grand amour et toute la tragédie qui l'accompagne.
La couleur du deuil dans Clairs semées. Etc...
Vous savez sonder l’âme humaine, faire vibrer la corde sensible des émotions.
Merci. Par votre belle écriture vous vous dévoilez vous-même.

Dora Marchand

mercredi 13 décembre 2017

Houston : pas de problème



La ville est située sur une plaine parfaitement plate. Pléonasme, direz-vous : le propre d’une plaine est précisément d’être plat. Oui, mais il existe tout de même de subtiles variations. Les plaines des Dakotas, par exemple, ou de Panhandle, au Texas, ondulent très légèrement. Du « sommet » de ces molles ondulations, le regard porte très loin, donnant à l’observateur un sentiment d’immensité extraordinaire. C’est ce que les Américains appellent « Big Sky Country ». Dans la plaine de Houston, le moindre hangar ou rideau d’arbres vous coupe la vue. La pluie a du mal à s’écouler. Au printemps dernier, une grande partie de la ville s’est retrouvée sous les eaux.
Aéroport de Houston, à quelques kilomètres. Les gratte-ciel, rassemblés au cœur de la ville, sont illuminés par les derniers rayons du soleil. Ils brillent comme des lingots d’argent, mais l’un d’eux, probablement habillé de verre, brille comme un lingot d’or. Le soleil s’enfonce. La plaine est dans le noir, et pendant quelques secondes, le géant lingot d’or reste comme suspendu dans le ciel : vision inoubliable.
Toujours à l’aéroport : un bar-restaurant bien achalandé en boissons alcooliques de toutes sortes. Au menu, pâtés, saucissons, salamis, chorizos, jambon blanc, jambon fumé et viandes froides. Le nom de l’établissement ? « La Barcuterie ».

jeudi 2 novembre 2017

Loups



C’est toujours avec beaucoup de plaisir que j’écoute et regarde les chroniques de Christian Combaz. À propos de celle qu’il a consacrée aux loups, j’aimerais simplement ajouter que le problème des loups hybrides n’est ni nouveau, ni limité à la France.
En Alaska, les habitants savent bien que si on mélange un chien de traîneau et un loup, on court à la catastrophe. En Russie, on a fait la même constatation en ce qui concerne les hybrides loup-renard. Le renard, en effet, réagit essentiellement au mouvement. Quand un renard entre dans un poulailler, il ne tuerait qu’une seule poule si les autres ne s’affolaient pas ; même chose pour les moutons. Le loup qui, comme le mentionne Combaz, se contente généralement de proies lentes, malades ou âgées, se transforme en tueur en série s’il héberge des gènes de renard. La même chose pour les chiens. “Il est gentil. Il ne ferait pas de mal à une mouche” disent souvent les propriétaires de rottweilers, pit-bull terriers, ou bergers allemands. C’est  souvent vrai jusqu’au moment où un gamin passe en courant devant eux. Là, l’instinct reprend le dessus.
En Arkansas (et certainement ailleurs, mais je parle de ce que je connais) on ne s’aventure pas seul dans les massifs montagneux boisés, et on ne le fait que sous la protection de bonnes armes à feu. Tenter le contraire serait suicidaire. Loups et ours ne sont pas le problème dans ces collines : ils évitent la confrontation ; mais les meutes de chiens redevenus sauvages attaquent systématiquement.