samedi 27 août 2016

Memorable drives : Drive # 1





1966 : In my 1956 Oldsmobile 88 hardtop, I feel a sudden drop of power. It’s one week before Christmas, and I am almost alone on Interstate 90 East between Erie and Buffalo. The sky is overcast ; it’s cold but not freezing. No sign of human activity anywhere. A more monotonous, empty, grey and dark-green landscape is hard to imagine. What shall I do ? Wait by the side of the road, hoping for the hypothetical arrival a police cruiser or that of a good Samaritan ? Or, at the risk of killing the engine completely, do I keep limping at 30mph until I spot a small hub of human activity ? No cell phones in those days, obviously. I choose the second solution. Ten very long minutes later, I spot a cluster of grey buildings. I’m lucky : one of them is a repair center for trucks. The mechanics sympathize with my predicament, and agree to take in the Olds. It doesn’t sound too bad, they say, but they’ll need a few days to get the parts.
I take my small suitcase out of the trunk and make my way to a mangy-looking diner with peeling yellow paint. I arrive in the middle of a wedding celebration ; a very small one indeed : ten people at the most.

With his long hair and small mustache, the groom looks like Sonny Bono. He’s also donned flared trousers, a white shirt, a psychedelic tie and a red jacket. The bride, clearly pregnant, is a podgy little thing in a simple white dress with a tulle train stitched on as an afterthought. There is no champagne : just a non-descript bubbly, and the wedding cake looks as if it came from Gee Bee’s frozen foods department, and has been waiting in a back room for days. The general atmosphere is gloomy in a falsely cheerful way. These people are uneducated, unqualified no-hopers. They know it. Their eyes are vacant : they’ve accepted their fate. I feel sad for them. At the same time, I admire the way they keep going. Life is life : no questions asked.

Second time lucky : the Cleveland-Toronto bus will stop here briefly in a couple of hours. All is well.
The same bus brings me back a few days later. My car has been beautifully repaired for a very reasonable price.

jeudi 11 août 2016

Critique de film



Un Admirateur secret

L’intrigue qui charpente ce film est certes conventionnelle, mais on ne peut pas toujours être totalement original. Jolie femme seule dans une grande maison isolée, fausse accusation de meurtre, hostilité de la population locale ; on a vu et revu ce genre de situation, mais on se dit que si le film est bien ficelé, on le suivra avec plaisir.
Ce qui le gâche, c’est la direction d’acteurs. Comme dans tellement de films français, ils parlent parfois indistinctement et trop vite. Le pire est à venir : il concerne le ton ou la musique des phrases. Tous les personnages semblent carburer à la rage intérieure. On a l’impression qu’ils méprisent ou détestent leurs interlocuteurs, quels qu’ils soient ; et ce, même dans le cas d’une mère s’adressant à son enfant de trois ou quatre ans. À la fin de chaque réplique, on s’attend presque à ce qu’ils ajoutent : “connard !”
Voilà comment ce qui aurait pu devenir un bon film se termine en navet.
Si j’ai pris le temps de décortiquer un peu celui-ci, c’est que, hélas, il représente toute une génération de productions du même tonneau. Les metteurs en scène harcèlent-ils les acteurs afin qu’ils parlent comme s’ils étaient toujours en colère ? Les acteurs se sentent-ils obligés de farcir leurs répliques, même les plus banales, d’une sorte d’agressivité interne ? Représentent-ils inconsciemment les aigreurs et frustrations de la société française en général ?
Cette mode (car c’en est une) néfaste doit disparaître si l’on veut recommencer à produire des films que l’on puisse apprécier, et même admirer.

Citation

...oui, mais de qui ?



 "Le lavage de cerveau perpétré par les religions a fait que certaines personnes ne voient plus la vertu comme une qualité de générosité, patience, courage et gentillesse, mais seulement comme le miroir de leur réputation. Vue sous cet angle, la vertu doit être protégée par tous les moyens, y compris le mensonge, l’hypocrisie, la calomnie, les menaces et la cruauté."