mercredi 21 juin 2017

Extrême Droite



On peut trouver du bon dans tous les partis politiques. Il y a quelques années, lorsque j’entendais Arlette Laguiller dénoncer le cynisme et l’hypocrisie de certains hommes d’affaires, je ne pouvais qu’être d’accord avec elle sur ce point. Encore aujourd’hui les membres corrompus de la commission européenne (n’oublions jamais qu’ils ne sont PAS élus) refusent de condamner les pesticides tueurs d’abeilles, ou décident que les produits bio n’ont plus l’obligation d’être complètement bio. Vive Monsanto et Bayer ! Ils donnent raison à notre bonne vieille Arlette.

Le même relativisme s’applique au Front National dont deux ou trois propositions se rapprochent étrangement de celles de la France Insoumise. Les représentants du Front National, Marine Le Pen en tête, doivent constamment faire face à un véritable raz de marée d’insultes, de mensonges, calomnies et bobards diffusés sans relâche par une presse subventionnée (par nos impôts), et à qui on a donné carte blanche. C’est « Haro sur le baudet », et mon Dieu, comme on s’amuse ! Par contre, si un dixième de ces insultes, mensonges, etc. venait du Front National en direction d’un parti politique en place, nous aurions dans les 24h, une levée de boucliers suivie d’assignations en justice. Nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres.

Viendra bien un moment où les Français se rendront compte que le Front National n’est pas l’extrême droite, mais simplement la droite ; la soi-disant droite ayant lamentablement et spectaculairement échoué entre 2007 et 2012. Alors, y a-t-il réellement une extrême droite ? 

Je viens de recevoir un numéro gratuit de « Reconquête ». Certaines de leurs propositions sont pleines de bon sens, mais d’autres sont certainement extrêmes : fin du mariage pour tous et annulation de la loi sur les IVG. Ils agitent l’étendard « famille, famille, famille » exactement comme si on forçait les gens à s’épouser entre personnes du même sexe, ou comme si on les forçait à avorter. En fait, le mariage hétérosexuel se porte plutôt bien, et la plupart des couples désirent avoir des enfants. On ne force personne. « Reconquête » se bat contre des moulins à vent. On frémit en pensant aux interdictions légiférées par un tel parti politique au pouvoir : police religieuse, comme en Iran ou en Arabie Saoudite. Ça, c'est vraiment l'extrême droite.

Pour choisir une autre comparaison, disons qu’à une époque où nous croulons sous les dettes, où nous perdons la guerre contre la délinquance, et où nous restons passifs devant une islamisation galopante, les préoccupations de cette extrême droite me font penser aux habitants de Byzance qui se déchiraient entre eux pour savoir combien d’ailes avaient les anges, archanges, séraphins et chérubins... 
Pendant ce temps, les barbares étaient aux portes de la ville.   

mardi 20 juin 2017

Homage au Général Etienne



Mort en 1936, le général Étienne n’a pas eu la douleur de voir à quel point il avait raison. Face à l’aveuglement et à la corruption des dirigeants de l’époque, y compris celle des chefs militaires, voilà ce qu’il disait :

“Imaginez, Messieurs, le formidable avantage stratégique et tactique que prendraient sur les lourdes armées du plus récent passé, cent mille hommes capables de couvrir quatre-vingt kilomètres en une seule nuit avec armes et bagages dans une direction, et à tout moment. Il suffirait pour cela de huit mille camions ou tracteurs automobiles et de quatre mille chars à chenilles montés par une troupe de choc de vingt mille hommes.”
 
Ces idées prophétiques sur le rôle du char dans la guerre moderne relayées d’ailleurs par le colonel Charles de Gaulle n’ont pas été entendues en France alors qu’elles ont été reprises et mises en œuvre par l'Allemagne dont les Panzerdivisions vont signer la débâcle de l'armée françaiseen 1940.

L’Histoire se répète : les collabos de la religion « de paix et d’amour » refusent d’entendre les cris des Cassandres. Pourquoi s’en feraient-ils ? Ils se convertiront, deviendront ministres d’un gouvernement fantoche, exigeront que leurs épouses, comme toutes les autres femmes, sortent voilées, et se taperont des fillettes de douze ans (s’ils ne le font déjà) mais ils garderont leurs magnifiques appartements à Paris et leurs gentilhommières en province. Ils pourront aussi continuer à changer de Mercedes tous les deux ans. La vie est belle !

dimanche 4 juin 2017

Entité nation

Les habitants d'une nation ne sont souvent que les victimes innocentes du système, mais la nation elle-même n'a toujours que ce qu'elle mérite. 
Dans les années 30, la France était dirigée par des aveugles et des irresponsables. A cause d'eux, nous avons subi l'invasion allemande et l'occupation. La nation récoltait ce qu'elle avait semé. Les citoyens étaient souvent innocents. Tous les citoyens ? Non, ceux qui avaient voté pour la clique au pouvoir n'étaient pas innocents.
En 2017 nous sommes encore dirigés par des aveugles et des irresponsables, et nous continuons à avaler les bobards et les calomnies de la presse subventionnée (par nos impôts !). La faute à qui ? En tant que nation, nous creusons gaiement notre propre tombeau. Et tant pis pour les innocents !

samedi 3 juin 2017

Vrai

Qu'est-ce que le vrai ? Demande Albert Blanchard.
Le beau, le bon et le vrai ne se définissent que par rapport au laid, au mal et au faux. A quelqu'un qui n'a jamais bu de vin, donnez une piquette : il l'aimera. Puis, pendant plusieurs jours, donnez-lui un grand vin à chaque repas. Il aimera aussi, sans plus. Finalement, revenez à la piquette. Là, il s'exclamera : "Mais qu'est-ce que c'est que cette saloperie ?". Alors, redonnez-lui un grand cru : il appréciera pleinement. Il est sur le point de se convertir en connaisseur.

mercredi 24 mai 2017

Manchester



L’attentat de Manchester évoque irrésistiblement celui du Bataclan. L’horreur se banalise, et même si l’on se sent un peu coupable de l’admettre, on se sent également assez éloigné de tout cela. Mais pas toujours…
Après le Bataclan, je suis allé rendre visite à une amie qui s’était cassé l’os du bassin en tombant. Elle m’a dit que sa nièce était l’une des victimes. Quelque chose a bougé en moi, et je me suis soudain senti beaucoup plus proche des victimes et de leur famille.

On ne peut pas prendre sur soi toute la misère du monde, mais quand cette misère vient vers nous, il est inévitable qu’elle nous affecte.

Il y a quelques décennies de cela, Amnesty International m’avait demandé de traduire de l’anglais au français une lettre destinée au dictateur marxiste du Bénin, Mathieu Kérékou. Lorsque les communistes prirent le pouvoir en 1974, ils mirent tous les prêtres catholiques, tous les pasteurs protestants et tous les chefs religieux animistes en prison : 12 par cellule. Ils étaient tellement entassés qu’ils devaient établir un roulement car seulement deux d’entre eux pouvaient, à la fois, s’étendre à même le sol. On me donna la liste des prisonniers de Cotonou. À ma grande surprise je repérai le nom d’un prêtre que j’avais connu. Ce Dahoméen et moi avions enseigné dans le même établissement. Ce n’étais pas un ami, seulement un collègue : bonjour, bonsoir, ça va ? C’est à cela que se limitaient nos rapports. Et pourtant, quand je vis son nom sur la liste, je sentis mes tripes se tordre de douleur. Voilà quelqu’un que j’avais connu, côtoyé, à qui j’avais parlé, et qui au moment même où je prenais connaissance du message d’Amnesty, subissait dans sa prison ce qu’il faut bien appeler de la torture, 24h sur 24, sept jours sur sept.   
Devais-je me sentir coupable de ne pas éprouver la même chose pour les autres prisonniers ? Je n’ai pas la réponse. Je me dis simplement que des moments comme ceux-là sont de grandes leçons d’humilité.